Son histoire
Origines et Antiquité
Le site de Crosne est habité depuis le Néolithique, comme en témoignent des découvertes archéologiques. Situé près de la rivière Yerres, il est traversé par une voie romaine reliant Paris à Melun, ce qui favorise son peuplement.
Moyen Âge
Au IXe siècle, Crosne appartient à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Ce simple hameau de Villeneuve-Saint-Georges devient une paroisse en 1234, grâce à un don de la comtesse Christienne. Au XIIIe siècle, un fief est établi. Le château est mentionné au XVe siècle, et la seigneurie passe entre plusieurs mains nobles, dont celles d’Olivier Le Daim, proche de Louis XI.
Temps modernes
Crosne connaît des épisodes marquants, comme le passage de Louis XIII et les ravages de la Fronde. La famille Brûlart, puis les Thiroux d’Arconville possèdent le domaine. Le dernier seigneur, Louis Thiroux de Crosne, est un haut fonctionnaire de l’Ancien Régime. La Révolution entraîne la confiscation de ses biens.
XIXe siècle
Le château de Crosne devient un temps le siège d’une cohorte de la Légion d’honneur sous Napoléon, avant d’être démoli. Crosne attire des artistes et des personnalités comme Boileau et Halévy. L’industrie s’y développe avec l’usine Baille-Lemaire (optique, puis câblerie), connue pour son engagement social.
XXe siècle et époque contemporaine
La ville subit les guerres, puis devient un lieu d’innovation agricole (le légume crosne y est introduit). Au XXe siècle, elle joue un rôle dans l’affaire Dreyfus, puis voit s’implanter un hôpital intercommunal. Aujourd’hui, Crosne est une ville résidentielle active au sein de la communauté d’agglomération du Val d’Yerres.
Le saviez-vous ?
Le crosne, de son nom scientifique Stachys affinis, est un légume importé du Japon. En 1882, Désiré Bois et Auguste Paillieux le firent entrer en France par l’intermédiaire de la Société Nationale d’Acclimatation. Convaincus que son nom serait trop difficile à adopter en France, les deux Crosnois décidèrent de lui donner le nom du village où la plante avait été cultivée pour la première fois en Europe : Crosne.
Aujourd’hui, Désiré Bois et Auguste Paillieux ont chacun une rue à leur nom.
Patrimoine architectural
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, édifiée entre les XIIe et XIIIe siècles, a été classée monument historique le 17 mai 1982.
Quant à la ferme de la Seigneurie, son porche, son pigeonnier, ses bâtiments et sa toiture ont été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 28 janvier 1972.
Le porche de la ferme laisse entrevoir à l’arrière-plan le pigeonnier.
Parmi les autres éléments patrimoniaux de Crosne figurent également le vieux moulin, ainsi que les anciens communs du château seigneurial, aujourd’hui reconvertis en maison de retraite médicalisée.
Enfin, le « Clocheton », unique vestige encore debout de l’ancienne usine Baille-Lemaire située au Petit-Crosne, témoigne de l’activité industrielle passée de la commune.
Les quartiers de la ville
Le vallon, le coteau, le plateau…
Dans le vallon de Crosne, le village champêtre est aujourd’hui le centre ancien de la commune, avec ses ruelles resserrées autour de l’église Notre-Dame. Face au groupe scolaire Georges Brassens et derrière l’Espace René Fallet, lieu de spectacles et de manifestations, le parc Anatole France et la Maison des Arts donnent sur le Fil vert. Un chemin bucolique au bord de l’Yerres conduit vers la gare SNCF à travers l’île des Prévôts.
Sur le coteau, des pavillons en meulière ont remplacé les vignes d’autrefois. Le Centre Hospitalier Intercommunal et la Polyclinique de Villeneuve-Saint-Georges sont situés à cinq minutes du centre-ville.
Sur le plateau, le haut de Crosne comprend des constructions plus récentes, la zone d’activités et de nombreux équipements : le groupe scolaire des Vingt-Arpents, le collège Bellevue, la Maison de la Petite enfance et de la Famille, l’espace Ados, le stade Henri-Hurt, le gymnase La Palestre Gérard-Priet, les Tennis Yannick Noah, le Citystade et le Boulodrome.
